Formations financées ANDPC & FIF PL  — Rejoignez plus de 2000 professionnels de santé formés  ·  S'inscrire gratuitement →
Femme âgée souriante dans son salon

Formation Alzheimer infirmier libéral : repérer les signes précoces, soutenir les aidants

Apprenez à dépister précocement la maladie d'Alzheimer, adapter vos soins au domicile selon le stade de la maladie, et coordonner la prise en charge pluridisciplinaire pour maintenir l'autonomie du patient et soutenir ses aidants.

Action de formation continue : associez-la à l'une de nos évaluations des pratiques pour valider votre obligation triennale. Voir le parcours →

7h · 1 jour Classe virtuelle

Mis à jour le

En un coup d'œil
Métier ciblé
Infirmier
Durée
7h · 1 jour
Format
Classe virtuelle
Type
DPC
Financement
ANDPC · Aucun frais avancé ou autofinancement
Typologie DPC
Formation continue
Indemnité ANDPC
jusqu'à 266 €
Prérequis
Infirmier DE en exercice libéral conventionné
Matériel
Ordinateur avec micro et connexion internet ; guide de connexion envoyé 48 h avant
SIRET 983 930 645 00020 Organisme Keynove
Pourquoi cette formation

L'infirmier libéral, acteur clé du dépistage précoce de la maladie d'Alzheimer

La maladie d'Alzheimer est la première cause de trouble neurocognitif majeur en France. Elle peut affecter non seulement les personnes âgées, mais également un nombre croissant d'individus de moins de 60 ans. La détection précoce est cruciale pour améliorer la qualité de vie des patients et de leurs aidants.

En tant que professionnel de santé de première ligne intervenant régulièrement au domicile, l'infirmier libéral est souvent le premier à observer des signes de troubles cognitifs. Cette position privilégiée lui confère une responsabilité particulière dans l'orientation précoce du patient vers les dispositifs adaptés.

Cette formation apporte les connaissances cliniques et les outils pratiques pour identifier les signes d'alerte, adapter les soins au stade de la maladie, accompagner les aidants et mobiliser le réseau territorial autour du patient.

Référence ANDPC

Pris en charge ANDPC
N° programme
9AKY2525024
Public cible
Infirmier diplômé d'État · mode libéral
Orientation prioritaire HAS
Orientation prioritaire n° 26 — « Dépistage et prise en charge des maladies neurodégénératives »
Typologie de l'action
Formation continue
Méthode pédagogique HAS
Formation continue, avec analyse des pratiques
Évaluation des acquis
QCM initial + QCM final · seuil de validation 60 %

Enregistrement ODPC n° 9AKY · Programme 9AKY2525024 — vérifiable sur agencedpc.fr.

Nouveau dans le DPC ? Découvrir l'ANDPC en 3 minutes →

Votre obligation triennale

Cette formation est une formation continue. Ajoutez une évaluation des pratiques, et votre obligation triennale est validée.

Sur chaque période de trois ans, l'ANDPC exige au moins deux actions de types différents, dont une relevant des orientations prioritaires (art. R4021-4 du Code de la santé publique). Une seule formation continue ne suffit pas, quel que soit l'organisme. Toutes les actions DPC de Keynove relèvent des orientations prioritaires.

Type 1
Formation continue
Cette formation
Type 2
Évaluation des pratiques
À choisir ci-dessous
Nos évaluations des pratiques (2)

Comment fonctionne l'obligation, qui la contrôle, ce que vous risquez : lire notre réponse sourcée →

Équipe pédagogique

Conçue par des experts terrain

Infirmière libérale spécialisée en gérontologie

Praticienne expérimentée dans la prise en charge des patients atteints de maladies neurodégénératives à domicile, formatrice certifiée.

Médecin gériatre

Spécialiste du vieillissement et des maladies neurodégénératives, expert des outils de dépistage et des parcours de soins en gérontologie.

Ce que vous apprendrez

Objectifs de transformation des pratiques

Comprendre l'impact de la maladie d'Alzheimer et son dépistage

Maîtriser les chiffres clés (sources INSERM, Santé Publique France), l'évolution des symptômes et la prévalence, les plans nationaux (Plan Alzheimer, Stratégie nationale) et l'intérêt du diagnostic précoce — conformément aux recommandations HAS 2018 (parcours de soins) et HAS 2023.

Identifier les signes précoces et causes de la maladie

Reconnaître les troubles cognitifs, d'humeur et de comportement précoces, identifier les facteurs de risque et distinguer les maladies apparentées (démence à corps de Lewy, dégénérations fronto-temporales).

Comprendre la physiopathologie de la maladie

Identifier les mécanismes neurodégénératifs (hippocampe, progression des lésions), différencier cerveau sain et cerveau atteint, comprendre le rôle des biomarqueurs (IRM, TEP, dosage sanguin).

Expliquer la coordination des soins et le rôle de l'infirmier libéral

Identifier la place de l'infirmier dans la coordination avec les autres professionnels du parcours de soins, la traçabilité et les transmissions au médecin traitant, l'utilisation du dossier de soins infirmiers (DSI) et les ressources du territoire.

Décrire la surveillance thérapeutique et les complications

Connaître les traitements pharmacologiques (anticholinestérasiques, mémantine), les approches non médicamenteuses (ergothérapie, orthophonie) et la prise en charge des complications comportementales (HAS 2009 — troubles du comportement perturbateurs).

Distinguer les pratiques d'accompagnement selon les stades de la maladie

Maîtriser l'aménagement du domicile pour favoriser l'autonomie, les aides pour les aidants (congés, formations, soutien psychologique — HAS 2010), la prévention des chutes et le maintien à domicile.

Déroulé pédagogique

Programme DPC structuré et conforme ANDPC

9 séquences pédagogiques articulées en classe virtuelle synchrone : pré-test de positionnement, exposés interactifs, ateliers en sous-groupes (analyse de situations réelles), post-test de validation. Méthodes affirmative, interrogative et active, conformes aux recommandations HAS.

Séquences 9
Durée totale 7h · 1 jour
Méthodes Formation continue, avec analyse des pratiques
Évaluation Pré-test + post-test QCM
  • Programme déposé et validé auprès de l'ANDPC · N° 9AKY2525024
  • Animée en direct par des cliniciens en exercice
  • Attestation Qualiopi à l'issue de la formation
  • Prise en charge 100 % par l'ANDPC pour les IDEL éligibles
Voir le détail des séquences
  1. 01

    Accueil et introduction

    · 15 min
  2. 02

    Test de positionnement

    · 15 min
  3. 03

    Objectif 1 — Comprendre l'impact de la maladie d'Alzheimer et son dépistage

    · 90 min
  4. 04

    Objectif 2 — Identifier les signes précoces et causes de la maladie

    · 60 min
  5. 05

    Objectif 3 — Comprendre la physiopathologie de la maladie

    · 30 min
  6. 06

    Objectif 4 — Expliquer la coordination des soins et le rôle de l'infirmier libéral

    · 60 min
  7. 07

    Objectif 5 — Décrire la surveillance thérapeutique et complications

    · 80 min
  8. 08

    Objectif 6 — Distinguer les pratiques d'accompagnement selon les stades

    · 60 min
  9. 09

    Questionnaire de fin de formation

    · 10 min
Les questions que vous posez à Google

Alzheimer : rôle de l'infirmier libéral, repérage des premiers signes et soutien aux aidants

Chaque réponse est reprise du guide du parcours de soins des patients présentant un trouble neurocognitif associé à la maladie d'Alzheimer ou à une maladie apparentée, publié par la Haute Autorité de santé en mai 2018. Le périmètre professionnel infirmier est repris du code de la santé publique, et les règles de prise en charge d'ameli.fr, de service-public.gouv.fr et du portail public pour-les-personnes-agees.gouv.fr.

01

Quel est le rôle de l'infirmier libéral dans la maladie d'Alzheimer ?

Au domicile, l'infirmier libéral assure les soins et la surveillance clinique, adapte sa communication aux troubles du comportement, fait le lien avec le médecin traitant et repère l'épuisement de l'aidant. La Haute Autorité de santé reconnaît aux professionnels de santé libéraux et aux intervenants du domicile un rôle sentinelle dans le repérage des premiers signes.

Rôle et missions de l'infirmier libéral

Quatre axes que le guide du parcours de soins de la HAS et le code de la santé publique dessinent au domicile :

  • Soins techniques et de nursing : l'article R4311-5 du code de la santé publique range dans le rôle propre infirmier l'aide à la toilette et aux soins d'hygiène, la surveillance des fonctions vitales et l'aide à la prise des médicaments. La surveillance clinique du patient et de l'observance fait partie de ces soins au domicile.
  • Approche relationnelle : anxiété crépusculaire, cris, déambulation : après avoir éliminé une cause somatique ou psychique, la HAS considère ces troubles comme un mode de réaction à l'environnement. En première ligne, rechercher les facteurs déclenchants, adapter l'environnement, ne pas s'opposer à la déambulation mais sécuriser son périmètre.
  • Coordination : la HAS demande des échanges entre médecin traitant et responsables des soins à domicile, dans le respect des règles de partage d'informations. Interviennent aussi l'équipe spécialisée Alzheimer, sur prescription médicale, et le dispositif d'appui à la coordination quand le parcours est complexe.
  • Soutien aux aidants : la HAS liste les signes d'appel et de rupture chez l'aidant : troubles du sommeil, fatigue, perte de poids, anxiété et stress élevés, consommation majorée d'anxiolytiques ou d'alcool, sorties réduites, suivi médical suspendu. Elle recommande depuis 2010 une consultation annuelle dédiée à sa santé.

Modalités et cadre de prise en charge

Quatre points de droit à connaître avant d'annoncer quoi que ce soit au patient ou à sa famille :

  • Parcours de soins : le dispositif d'appui à la coordination est défini aux articles L. 6327-1 et L. 6327-2 du code de la santé publique. Les professionnels de santé, sociaux et médico-sociaux peuvent le solliciter pour un parcours qu'ils estiment complexe ; il agit en lien avec le médecin traitant.
  • Remboursement : hors ALD, les soins infirmiers sont remboursés à 60 % de la base de remboursement. La Haute Autorité de santé publie le référentiel « ALD n° 15, maladie d'Alzheimer et autres démences » : les soins en rapport avec l'affection sont alors pris en charge à 100 % de cette base.
  • Ordonnance bizone : ameli.fr rappelle que seul le médecin la remplit, et n'inscrit en partie haute que les prescriptions ayant un rapport direct et incontestable avec l'ALD. La partie basse reste remboursée aux taux habituels. Dépassements d'honoraires, participation forfaitaire et franchise médicale restent dus.
  • APA et ALD, deux logiques distinctes : l'APA est versée par les services du département. Le plan d'aide peut couvrir la rémunération d'une aide à domicile, le transport, la livraison de repas, des aides techniques, l'adaptation du logement, un accueil temporaire. Une somme reste à charge selon les ressources.
Voir la formation Alzheimer pour infirmiers libéraux de Keynove
02

Comment l'infirmier peut-il repérer les premiers signes de la maladie d'Alzheimer ?

L'infirmier repère et alerte ; il ne pose pas le diagnostic. La Haute Autorité de santé attribue aux professionnels libéraux et aux intervenants du domicile un rôle sentinelle : signaler au médecin traitant une plainte mnésique persistante, une rupture avec le fonctionnement antérieur ou une conduite à risque. Le diagnostic étiologique relève du spécialiste des troubles neurocognitifs.

Les signes qui doivent faire alerter le médecin traitant

La HAS distingue les plaintes mnésiques banales des plaintes mnésiques inquiétantes. Quatre familles de signes à transmettre :

  • Une plainte mnésique persistante : la HAS juge une plainte mnésique inquiétante, et nécessitant un avis spécialisé, lorsqu'elle est isolée mais persistante, ou associée à des oublis complets d'événements autobiographiques sans efficacité des indices. Une plainte a priori banale fait néanmoins l'objet d'un suivi médical.
  • Autre chose que la mémoire : les troubles de la mémoire ne sont pas toujours au premier plan. La HAS demande d'être attentif aux autres domaines cognitifs : attention, langage, orientation, praxies et gnosies, fonctions exécutives, cognition sociale. Difficultés à trouver ses mots, à dater un événement, à s'organiser.
  • Un changement de caractère ou de comportement : irritabilité, perte d'initiative, signes anxieux d'apparition récente, troubles du sommeil ou troubles alimentaires figurent dans la liste HAS des manifestations qui rendent une plainte mnésique inquiétante. Le témoignage de l'entourage rapportant un changement de statut cognitif étaye l'hypothèse.
  • Les conduites à risque : conduite automobile, risques domestiques comme le gaz ou la plaque de cuisson, difficultés quant au suivi médical ou à la gestion des médicaments, incidents financiers. La HAS retient ces signalements de l'entourage parmi les indices importants d'un trouble cognitif débutant.

Repérer n'est pas diagnostiquer

Cinq limites que le guide de la HAS et le code de la santé publique posent explicitement :

  • Ce que l'infirmier peut faire : la HAS indique que, dans certaines régions, des infirmières peuvent aider à la passation des tests de repérage tels que le MMSE, dans le cadre de protocoles de délégation de tâches. En dehors de ces protocoles, le guide ne prévoit pas cette passation.
  • Diagnostic infirmier n'est pas diagnostic médical : depuis la loi du 27 juin 2025, l'article L. 4311-1 du code de la santé publique prévoit que l'infirmier effectue des consultations infirmières et pose un diagnostic infirmier, défini comme l'identification des besoins de santé relevant du champ infirmier. Le diagnostic étiologique n'en fait pas partie.
  • Ce que ces tests ne prouvent pas : ces tests ne sont pas suffisants pour poser un diagnostic de trouble neurocognitif ni pour en déterminer l'origine. La HAS rappelle qu'un MMSE peut être normal dans une maladie d'Alzheimer, et qu'une dépression sévère peut donner un score comparable à un stade sévère.
  • Les précautions de passation : les tests ne peuvent pas être réalisés à l'insu du patient ni sans son consentement. La HAS demande de les faire à distance de tout événement aigu, chez une personne qui entend bien, voit bien et qui est rassurée. Leur passation n'est jamais neutre.
  • À qui l'infirmier adresse : au médecin traitant. La HAS rappelle que l'objectivation d'un déclin cognitif significatif est avant tout un diagnostic d'interrogatoire en médecine générale, complété par un bilan biologique et une imagerie cérébrale, puis orienté vers une consultation spécialisée pour le diagnostic étiologique.
Structurer votre repérage à domicile : voir le programme
03

Comment soutenir l'aidant d'un patient atteint d'Alzheimer à domicile ?

Trois leviers sont à la main de l'infirmier libéral : repérer les signes d'épuisement listés par la Haute Autorité de santé, les signaler au médecin traitant, et orienter vers une plateforme d'accompagnement et de répit. L'accès aux conseils et à l'information y est gratuit.

Repérer l'épuisement de l'aidant

La HAS consacre un chapitre à la fonction d'aidant et demande d'y porter une attention particulière :

  • Les signes d'appel et de rupture : la HAS dresse la liste : troubles du sommeil et fatigue, perte de poids, niveau élevé d'anxiété et de stress, consommation majorée d'anxiolytiques ou d'alcool, réduction des sorties et du périmètre de marche, suivi médical suspendu, écart d'appréciation de la qualité de vie entre l'aidant et l'aidé.
  • Les moments de rupture : la HAS repère des étapes à risque : l'annonce du diagnostic, toujours un choc ; l'arrivée des soins au domicile, parfois vécue comme un envahissement du champ intime ; l'entrée en institution, vécue comme un échec, et qui ne met pas fin à la fonction d'aidant.
  • Un suivi proactif : la fonction d'aidant est reconnue comme un facteur de risque de dépression et de décès prématuré. La HAS recommande depuis 2010 une consultation annuelle dédiée à sa santé physique et psychique, et souligne que cette population, peu demandeuse de soins, appelle un suivi proactif.
  • L'affaire de tous les intervenants : la HAS écrit que la prise en compte de l'aidant doit être assurée par tous les intervenants : médecin traitant, infirmière, spécialistes des troubles neurocognitifs ou du handicap, travailleurs sociaux, chacun à son niveau et dans le cadre de son expertise.

Vers quels relais orienter

Quatre dispositifs publics, avec leurs conditions d'accès et leur prise en charge :

  • La plateforme d'accompagnement et de répit : elle s'adresse aux proches aidants de personnes âgées en perte d'autonomie ou atteintes d'une maladie chronique invalidante. Information, écoute, conseils, relais, formation, prestations de répit. L'accès aux conseils et à l'information est gratuit ; une contribution peut être demandée pour certaines offres.
  • L'équipe spécialisée Alzheimer : elle intervient au domicile sur prescription médicale, auprès de personnes diagnostiquées à un stade léger à modéré : 12 à 15 séances au maximum, réparties sur trois mois, une fois par an. Le coût est intégralement pris en charge par l'Assurance maladie.
  • Le service autonomie à domicile : depuis 2023, les services de soins infirmiers à domicile, les services d'aide à domicile et les SPASAD se transforment progressivement en services autonomie à domicile. Le SSIAD intervient sur prescription médicale ; ses interventions sont prises en charge intégralement par l'Assurance maladie.
  • Le soutien psychologique : la HAS écrit que des consultations de psychologue devraient être systématiquement proposées à l'aidant, dès l'annonce du diagnostic et tout au long de la prise en charge. Groupes de parole et psychologues formés aux troubles neurocognitifs sont proposés par les associations de patients.
Accompagner les aidants au quotidien : voir le contexte de la formation
Questions fréquentes

Questions fréquentes sur la formation Alzheimer

Quels signes doivent m'alerter sur un début d'Alzheimer chez un patient suivi à domicile ?

Le guide HAS reconnaît aux professionnels de santé libéraux et aux intervenants au domicile un rôle sentinelle dans le repérage des premiers signes de la maladie. Une plainte mnésique est inquiétante et nécessite un avis spécialisé lorsqu'elle est isolée mais persistante, ou associée à d'autres manifestations : oublis complets d'événements autobiographiques sans efficacité des indices, signes anxieux surtout d'apparition récente, difficultés d'orientation spatiale, à dater les événements ou à trouver ses mots, difficultés à utiliser des objets, modification du caractère ou du comportement (irritabilité, perte d'initiative), troubles du sommeil ou alimentaires, difficultés à s'organiser et à planifier, conduites à risque (erreur sur les médicaments, conduite automobile). La HAS rappelle que les troubles de la mémoire ne sont pas toujours au premier plan : l'attention, le langage, l'orientation, les praxies et gnosies, les fonctions exécutives et la cognition sociale doivent aussi être observés. Le témoignage de l'entourage, qui rapporte un changement de statut cognitif, de personnalité ou de caractère, est un indice important à transmettre au médecin traitant, à qui revient la décision d'orienter vers un spécialiste. Source : Guide parcours de soins — trouble neurocognitif associé à la maladie d'Alzheimer (HAS, mai 2018)

Un infirmier libéral peut-il faire passer un test de repérage comme le MMSE ?

Pas de sa propre initiative. Le guide HAS indique que, dans certaines régions, des infirmières, dans le cadre de protocoles de délégation de tâches, peuvent aider à la passation des tests de repérage tels que le MMSE : c'est donc un cadre protocolisé et local, et non une compétence autonome de l'infirmier libéral. La HAS pose plusieurs limites explicites : ces tests ne sont pas suffisants pour poser un diagnostic de trouble neurocognitif ni pour en déterminer l'origine ; ils ne peuvent pas être réalisés à l'insu du patient et sans son consentement ; ils doivent être réalisés à distance de tout événement aigu, chez un patient qui entend bien, voit bien et qui est rassuré. Le guide rappelle enfin qu'un score MMSE peut être normal chez une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer et qu'en cas de dépression sévère il peut être comparable à celui observé aux stades sévères de la maladie : un test ne remplace jamais l'analyse clinique. Source : Guide parcours de soins — trouble neurocognitif associé à la maladie d'Alzheimer (HAS, mai 2018)

Les médicaments anti-Alzheimer (donépézil, mémantine) sont-ils encore remboursés ?

Non. L'Assurance Maladie indique que, depuis le 1er août 2018, ces médicaments sont toujours disponibles mais ne sont plus remboursés par l'Assurance Maladie. La Haute Autorité de santé estime qu'ils n'ont plus de place dans le traitement de la maladie d'Alzheimer et que les soins reposent avant tout sur une prise en charge non médicamenteuse pluridisciplinaire adaptée. Vous en rencontrerez néanmoins encore au domicile, puisqu'ils restent disponibles sur prescription : leur surveillance conserve donc tout son intérêt, d'autant que l'Assurance Maladie souligne des effets indésirables importants — troubles digestifs, chutes et troubles neuropsychiatriques notamment. Ces effets concernent directement votre surveillance à domicile, en particulier le risque de chute. Source : Maladie d'Alzheimer : traitement et rôle des aidants (Assurance Maladie, ameli.fr)

Que puis-je faire concrètement pour l'aidant d'un patient atteint d'Alzheimer ?

Le guide HAS est explicite : la prise en compte de l'aidant doit être assurée par tous les intervenants, et l'infirmière est nommément citée aux côtés du médecin traitant, des spécialistes des troubles neurocognitifs ou du handicap et des travailleurs sociaux. L'objectif est d'éviter l'épuisement physique et moral de l'aidant : l'aider à alléger le fardeau administratif, à savoir faire des pauses, à accepter de l'aide et à s'occuper de sa propre santé. Le retentissement psychologique lié à la fonction d'aidant doit être régulièrement évalué, et des consultations de psychologue devraient être systématiquement proposées dès l'annonce du diagnostic et tout au long de la prise en charge. Vous pouvez aussi orienter vers les plateformes d'accompagnement et de répit, qui ont pour objectif de prévenir l'épuisement et l'anxiété des aidants et proposent accueil de jour, accueil de nuit, hébergement temporaire, services itinérants à domicile et groupes de parole. La HAS souligne que ces aides et dispositifs ne sont pas assez connus et demeurent sous-utilisés : les faire connaître fait pleinement partie de votre rôle au domicile. Source : Guide parcours de soins — trouble neurocognitif associé à la maladie d'Alzheimer (HAS, mai 2018)

Combien de temps dure la formation Alzheimer et sous quel format ?

La formation dure 7 heures, sur 1 jour, en classe virtuelle synchrone : vous suivez la session en direct avec le formateur et les autres participants, depuis votre ordinateur. L'évaluation des acquis repose sur : QCM initial + QCM final · seuil de validation 60 %.

Combien coûte cette formation et qui la paie ?

Rien à avancer, et 0 € de reste à charge pour un infirmier libéral conventionné : l'ANDPC règle les frais pédagogiques directement à Keynove, sur la base de son forfait 2026 en classe virtuelle (45,60 € par heure), et le prix de la formation est aligné sur ce forfait. La prise en charge suppose un droit de tirage annuel de 14 heures encore disponible. Source : Forfaits infirmiers 2026 (ANDPC, décembre 2025)

Quelle indemnité vais-je toucher pour ces 7 heures ?

L'ANDPC verse à l'infirmier libéral 38 € par heure de formation suivie en classe virtuelle, soit 266 € pour cette formation de 7 heures, dans la limite de 14 heures indemnisées par année civile. L'indemnité est versée après la formation, à condition de l'avoir suivie dans son intégralité. Source : Fiche PS n° 3, 2026 : votre indemnisation (ANDPC)

Cette formation valide-t-elle mon obligation triennale de DPC ?

Elle en couvre la moitié. L'obligation exige, sur trois ans, au moins deux actions de types différents. Cette formation est une action de formation continue ; il vous faut y ajouter une action d'un autre type, par exemple l'une de nos deux formations plaies, déposées en évaluation des pratiques professionnelles. Une formation de chaque type chez Keynove suffit à valider la période. Source : Article R4021-4 du Code de la santé publique (Légifrance)

Quels sont les prérequis et le matériel nécessaires ?

La formation s'adresse aux infirmiers diplômés d'État en exercice libéral conventionné, condition d'éligibilité au financement ANDPC. Il vous faut un ordinateur avec micro et une connexion internet stable ; un guide de connexion vous est envoyé 48 heures avant la session, et notre équipe reste disponible avant et pendant la formation. Source : Fiche PS n° 1, 2026 : éligibilité (ANDPC)

Comment s'inscrire à cette formation ?

L'inscription se fait par vous-même, depuis votre espace personnel sur agencedpc.fr/professionnel, avec votre numéro RPPS : recherchez la référence 9AKY2525024, choisissez la session et validez, jusqu'à la veille de la session à 23 h 59. Keynove valide ensuite votre inscription et vous envoie votre convocation. Un organisme ne peut jamais créer votre compte ni vous inscrire à votre place. Source : Fiche PS n° 2, 2026 : inscription (ANDPC)
Continuez votre montée en compétences
Voir tout le catalogue

Modalités

Formation DPC Éligible au financement ANDPC
7 heures sur 1 jour Classe virtuelle synchrone en direct
Places limitées Petits groupes favorisant les échanges entre pairs
Attestation de participation Délivrée à l'issue de la formation

Financement

ANDPC

Financement direct via le forfait DPC géré par l'ANDPC. Prise en charge intégrale de la formation pour les infirmiers libéraux éligibles.

FIF PL

Complément de financement possible pour les infirmiers libéraux cotisant à l'URSSAF. Contactez votre organisme pour les modalités.

Autofinancement

Si vous n'êtes pas éligible au financement, ou si votre droit de tirage annuel est épuisé, la formation reste accessible à vos frais. Le tarif est indiqué ci-dessus.

Informations pratiques

Tarif

319,20 € HT

pris en charge à 100 % par l’ANDPC, sous réserve d’éligibilité

Délai d'accès

Sous 24h ouvrées après validation administrative de la pré-inscription. Les inscriptions sont possibles jusqu'à la veille de la session.

Accessibilité

Keynove s'engage à rendre ses formations accessibles aux personnes en situation de handicap. Des aménagements pédagogiques (adaptation des supports, flexibilité horaire) peuvent être mis en place sur demande préalable. Contactez notre référent handicap avant votre inscription : contact@keynove.com — 07 44 31 63 79.

Formulaire d'inscription

Inscrivez-vous dès maintenant

Remplissez ce formulaire pour réserver votre place. Notre équipe vous recontacte sous 24h pour confirmer votre session.

KEYNOVE, 6 rue Jean Jaurès, 92800 Puteaux (SIRET : 983 930 645 00020) est responsable du traitement des données collectées en réponse à cette communication. Ces données seront utilisées pour la gestion de votre inscription à des actions de formation ainsi que pour l'envoi d'informations continues (si vous avez donné votre consentement à ce sujet). Conformément à la loi « Informatique et Libertés » n° 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et d'opposition sur les données vous concernant en contactant contact@keynove.com. La certification qualité a été délivrée au titre de la catégorie d'action : Actions de formation continue.