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Formation télémédecine infirmier libéral : assister une téléconsultation et coter vos actes

Action DPC n° 9AKY2525020

Maîtrisez les fondamentaux de la télémédecine et des télésoins : cadre réglementaire, bonnes pratiques en télésanté, utilisation des outils numériques et interaction adaptée avec les usagers et les équipes de soins.

Action de formation continue : associée sur la même période triennale à une évaluation des pratiques ou à une action de gestion des risques, elle permet de satisfaire votre obligation de DPC. Voir le parcours →

7h · 1 jour Présentiel

Mis à jour le

En un coup d'œil
Métier ciblé
Infirmier
Durée
7h · 1 jour
Format
Présentiel
Type
DPC
Financement
ANDPC · Aucun frais avancé ou autofinancement
Typologie DPC
Formation continue
Indemnité ANDPC
jusqu'à 266 €
Prérequis
Infirmier DE en exercice libéral conventionné
Matériel
Aucun matériel à prévoir ; lieu et horaires précisés sur la convocation
Soignant en téléconsultation avec un patient à distance
SIRET 983 930 645 00020 Organisme Keynove
Pourquoi cette formation

La télémédecine : un levier d'accès aux soins où l'infirmier devient médiateur numérique

La santé numérique transforme en profondeur l'organisation des soins en France. La télémédecine et les télésoins permettent de garantir un accès aux soins dans les déserts médicaux, de suivre les patients chroniques à distance et de fluidifier la coordination entre professionnels.

L'infirmier libéral occupe une place centrale dans ce dispositif : il peut assister les patients lors de téléconsultations médicales, assurer des télésoins de surveillance, utiliser des objets connectés pour le suivi à domicile et jouer le rôle de médiateur numérique auprès des patients les moins à l'aise avec la technologie.

Ce premier module vous fournit les bases réglementaires, techniques et pratiques pour exercer la télémédecine en toute conformité, avec les bons outils et les bonnes postures professionnelles.

Référence ANDPC

Pris en charge ANDPC
Référence de l'action
9AKY2525020
Public cible
Infirmier diplômé d'État · mode libéral
Orientation prioritaire (arrêté du 7 septembre 2022)
Orientation prioritaire n° 11 — « Numérique en santé »
Typologie de l'action
Formation continue
Méthode pédagogique HAS
Formation continue, avec analyse des pratiques
Évaluation des acquis
QCM initial + QCM final · seuil de validation 60 %

Enregistrement ODPC n° 9AKY · Action 9AKY2525020 — vérifiable sur le moteur de recherche de l'ANDPC.

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Votre obligation triennale

Cette formation est une formation continue. Associée à une évaluation des pratiques suivie sur la même période, elle permet de satisfaire votre obligation triennale.

L'obligation triennale est fixée par l'article R4021-4 du Code de la santé publique : soit le parcours recommandé par votre conseil national professionnel, soit au moins deux types d'actions différents, dont une relevant des orientations prioritaires. Le contrôle revient au conseil de l'ordre dont vous relevez. Une seule formation continue ne remplit pas cette seconde voie, quel que soit l'organisme. Toutes les actions DPC de Keynove relèvent des orientations prioritaires.

Type 1
Formation continue
Cette formation
Type 2
Évaluation des pratiques
À choisir ci-dessous
Nos évaluations des pratiques (2)

Comment fonctionne l'obligation, qui la contrôle, ce que vous risquez : lire notre réponse sourcée →

Équipe pédagogique

Conçue par des experts terrain

Infirmière libérale pratiquant la télémédecine

Praticienne engagée dans les soins numériques à domicile, elle partage son retour d'expérience concret sur l'utilisation des outils et les situations rencontrées.

Expert en santé numérique et réglementation

Spécialiste des cadres réglementaires de la télésanté (HAS, Code de la Santé Publique), il apporte l'éclairage juridique et les bonnes pratiques applicables.

Ce que vous apprendrez

Objectifs de transformation des pratiques

Maîtriser la réglementation et les bonnes pratiques en télésanté

Connaître le cadre légal, réglementaire et conventionnel (Décret n°2010-1229 du 19/10/2010, avenant 6 — téléconsultation, avenant 9 — actes infirmiers), RGPD et HDS, responsabilité professionnelle, déontologie et secret médical.

Pratiquer la télésanté en lien avec l'équipe de soin et l'usager

Distinguer téléconsultation, téléassistance, télésurveillance, téléexpertise et télésoin · identifier les risques, enjeux éthiques et déontologiques · coordination avec le médecin traitant.

Utiliser les outils permettant d'interagir avec les usagers

Logiciels métiers et services numériques (interface praticien, tableaux de bord, agenda, partage sécurisé, visioconférence HD, interopérabilité DMP/MSS), tablette médicale, applications de communication.

Interagir de manière adaptée entre professionnels, avec l'usager, les aidants et les institutions

Communication adaptée avec patient/aidants/professionnels, transmission efficace de l'information, gestion de situations de tension en téléconsultation.

Utiliser un objet connecté ou une application mobile et analyser leur fiabilité

Connaître les catégories d'objets connectés et applications de santé, identifier les outils adaptés aux besoins (stéthoscope connecté, otoscope HD, dermatoscope, ECG 12 dérivations, oxymètre, balance impédancemètre), évaluer leur fiabilité.

Utiliser les outils et services socles adaptés (INS, CPS, e-CPS, Pro Santé Connect)

Identifier leur articulation avec d'autres dossiers partagés, sécurité informatique (chiffrement AES-256, 2FA, VPN, antivirus), nomenclature NGAP, télétransmission, dossier patient informatisé, consentement.

Favoriser l'intégration des outils numériques dans la pratique du soignant

Cas d'application et démarche de questionnement, articulation avec parcours de soin coordonnés, coordination ville-hôpital, suivi des rendez-vous, gestion des alertes.

Déroulé pédagogique

Programme DPC structuré et conforme ANDPC

8 séquences pédagogiques articulées en présentiel : pré-test de positionnement, exposés interactifs, ateliers en sous-groupes (analyse de situations réelles), post-test de validation. Méthodes affirmative, interrogative et active, conformes aux recommandations HAS.

Séquences 8
Durée totale 7h · 1 jour
Méthodes Formation continue, avec analyse des pratiques
Évaluation Pré-test + post-test QCM
  • Action publiée par l'ANDPC · N° 9AKY2525020
  • Animée en direct par des cliniciens en exercice
  • Attestation de participation à l'issue de la formation
  • Prise en charge par l'ANDPC pour les IDEL éligibles, dans la limite du droit de tirage
Voir le détail des séquences
  1. 01

    Introduction et objectifs

    · 15 min
  2. 02

    Évaluation initiale — Pré-test

    · 15 min
  3. 03

    Module 1 — Introduction et fondamentaux de la téléconsultation assistée

    · 90 min
  4. 04

    Module 2 — Configuration technique et équipements connectés

    · 90 min
  5. 05

    Module 3 — Cadre administratif et bonnes pratiques d'une téléconsultation assistée réussie

    · 160 min
  6. 06

    Module 4 — Cas pratiques, mises en situations et échanges

    · 30 min
  7. 07

    Évaluation finale — Post-test

    · 15 min
  8. 08

    Conclusion

    · 5 min
Les questions que vous posez à Google

Télémédecine : qui la pratique, quelle place pour l'infirmier, quelles limites

Chaque réponse est reprise des articles L4111-1, L6316-1, L6316-2 et R6316-1 à R6316-6 du code de la santé publique, de l'arrêté du 3 juin 2021 définissant les activités de télésoin, de l'arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des actes et soins infirmiers, des recommandations de la Haute Autorité de santé sur la téléconsultation (mai 2019 et février 2024) et des pages de l'Assurance Maladie consacrées à la téléconsultation et à la télésanté infirmière.

01

Est-il possible d'avoir une infirmière en téléconsultation ?

Oui. Lors d'une téléconsultation assistée, une infirmière ou un infirmier peut être présent auprès du patient et assister le médecin ou la sage-femme, dans la limite de ses compétences et avec le consentement préalable du patient. La consultation reste un acte du professionnel médical ; l'infirmier exerce ses propres compétences à distance par le télésoin.

Rôle de l'infirmier pendant une téléconsultation

Ce que lui reconnaissent le code de la santé publique, la Haute Autorité de santé et l'Assurance Maladie :

  • Assistance technique : l'article R6316-3 du code de la santé publique prévoit, lorsque la situation l'impose, la préparation du patient à l'utilisation du dispositif de télémédecine. Si le patient peine à communiquer à distance ou à utiliser les outils, la HAS admet, avec son accord, la présence d'un professionnel de santé accompagnant.
  • Mesures physiques : selon la HAS, le professionnel de santé accompagnant peut assister le professionnel médical dans la réalisation de certains éléments de l'examen clinique ou d'un geste technique, dans la limite de ses compétences. Un tensiomètre, un otoscope ou un oxymètre connectés peuvent alors transmettre mesures et images au médecin.
  • Aide au diagnostic : le diagnostic médical revient au médecin téléconsultant, qui juge de la pertinence d'une prise en charge à distance, en décision partagée avec le patient. Selon la HAS, un besoin d'examen physique direct peut rendre la téléconsultation inadaptée, sauf si un professionnel de santé présent a les compétences pour réaliser certains gestes à la place du médecin.
  • Traçabilité : l'article R6316-4 du code de la santé publique fait inscrire au dossier du patient le compte rendu de l'acte, ainsi que l'identité du professionnel et, le cas échéant, celles des autres professionnels qui y participent, comme l'infirmier présent. Le médecin téléconsultant transmet son compte rendu au médecin traitant lorsqu'il ne l'est pas lui-même.

Les conditions d'une téléconsultation assistée

Quatre repères tirés des recommandations de la HAS et des pages de l'Assurance Maladie :

  • Consentement préalable : la HAS conditionne l'accompagnement au consentement préalable du patient. Avant la téléconsultation, celui-ci est informé de la présence possible d'un professionnel de santé et du rôle de chaque intervenant, puis son consentement libre et éclairé est recueilli et tracé dans son dossier.
  • Domicile ou lieu équipé : le patient peut téléconsulter seul ou accompagné par un professionnel de santé, si son état le nécessite, depuis son domicile ou depuis un lieu dédié équipé, comme une maison de santé pluriprofessionnelle ou une pharmacie dotée d'une cabine, précise l'Assurance Maladie.
  • Vidéotransmission : la téléconsultation doit se faire par liaison vidéo, au moyen d'une solution technique sécurisée qui protège les données médicales, rappelle l'Assurance Maladie. Dans un lieu équipé, lorsque le patient est accompagné, la HAS demande que le champ de la caméra couvre l'ensemble des participants.
  • Déontologie : l'infirmier qui accompagne une téléconsultation reste soumis aux règles de sa profession, notamment à son code de déontologie, souligne l'Assurance Maladie. La HAS ajoute que la personne présente auprès du patient s'engage à respecter la confidentialité des échanges.
Préparer et assister une téléconsultation, équipements connectés compris : voir le programme
02

Qui peut faire de la télémédecine ?

Un acte de télémédecine fait toujours intervenir un professionnel médical : médecin, chirurgien-dentiste ou sage-femme. Les autres professionnels de santé peuvent y prendre part, par exemple l'infirmier qui sollicite une téléexpertise ou assiste une téléconsultation auprès du patient. Pharmaciens et auxiliaires médicaux, infirmiers compris, pratiquent en outre le télésoin.

Les professionnels médicaux

Le code de la santé publique en compte trois, réunis dans son livre consacré aux professions médicales :

  • Les médecins : tout médecin peut recourir à la téléconsultation, quels que soient sa spécialité, son secteur et son lieu d'exercice, en ville comme en établissement de santé, indique l'Assurance Maladie. Il juge de la pertinence d'une prise en charge à distance plutôt qu'en face-à-face, une décision que la HAS veut partagée avec le patient.
  • Les sages-femmes : la sage-femme exerce une profession médicale, au même titre que le médecin et le chirurgien-dentiste, et peut donc réaliser des actes de télémédecine. L'Assurance Maladie précise qu'un infirmier peut assister le patient lors d'une téléconsultation réalisée à la demande d'une sage-femme comme d'un médecin.
  • Les chirurgiens-dentistes : le chirurgien-dentiste est le troisième professionnel médical. La HAS précise que tout professionnel médical, chirurgien-dentiste compris, peut recourir à la téléconsultation, indépendamment de sa spécialité, de son secteur d'exercice et de son lieu d'exercice.

Les autres professionnels

Ils prennent part à la télémédecine sans réaliser l'acte médical ; certains pratiquent aussi le télésoin :

  • Les infirmiers : les infirmiers peuvent requérir une téléexpertise auprès d'un médecin ou d'une sage-femme et assister une téléconsultation organisée à la demande d'un professionnel médical, indique l'Assurance Maladie. L'opportunité de la téléexpertise relève de la responsabilité du professionnel médical requis, qui en établit le compte rendu.
  • Télésurveillance : l'article R6316-1 du code de la santé publique permet à un professionnel de santé d'enregistrer et de transmettre les données de télésurveillance, que le professionnel médical interprète. L'arrêté du 26 juin 2026 associe l'infirmier, dans des contextes pluriprofessionnels spécifiques, au contrôle en télésurveillance de dispositifs implantables rythmologiques mis en œuvre par le médecin.
  • Pharmaciens et auxiliaires médicaux : les pharmaciens et les auxiliaires médicaux, infirmiers compris, sont les professionnels du télésoin désignés par l'arrêté du 3 juin 2021. L'article L6316-2 du code de la santé publique définit le télésoin comme une pratique de soins à distance, exercée dans le champ des compétences que ce code leur reconnaît.
  • Les psychologues : l'article R6316-1 du code de la santé publique permet aux psychologues d'être présents auprès du patient pendant une téléconsultation. Ils ne figurent pas pour autant parmi les professionnels du télésoin, que l'arrêté du 3 juin 2021 limite aux pharmaciens et aux auxiliaires médicaux.
  • Formation requise : les organismes et les professionnels de santé libéraux qui organisent une activité de télémédecine ou de télésoin doivent s'assurer que les professionnels qui y participent ont la formation et les compétences techniques requises pour utiliser les dispositifs correspondants, selon l'article R6316-5 du code de la santé publique.
Situer votre rôle d'infirmier en télémédecine et en télésoin : voir le programme
03

Quels sont les inconvénients de la télémédecine ?

Les inconvénients de la télémédecine tiennent aux deux enjeux identifiés par la Haute Autorité de santé pour la téléconsultation : communiquer à distance, sans examen physique direct, et protéger les données de santé. S'y ajoutent la fracture numérique et les incidents techniques. L'offre de soins à distance vient en complément du présentiel.

Limites médicales et cliniques

Ce que la distance ne permet pas, d'après la Haute Autorité de santé et les textes en vigueur :

  • Absence d'examen physique : lorsqu'un examen physique direct du patient est indispensable, le professionnel médical peut juger la téléconsultation inadaptée, selon la HAS. Elle cite aussi l'urgence médicale et la consultation d'annonce d'un mauvais pronostic parmi les situations où la téléconsultation peut ne pas convenir.
  • Risque de sous-évaluation : selon la HAS, il n'est pas toujours possible d'identifier à l'avance les situations exigeant un examen physique direct : elles peuvent se révéler en cours de téléconsultation. Une prise en charge adaptée doit alors être proposée au patient, la téléconsultation ne devant entraîner aucune perte de chance.
  • Restrictions réglementaires sur les soins : l'arrêté du 3 juin 2021 exclut du télésoin les soins nécessitant un contact direct en présentiel ou un équipement spécifique non disponible auprès du patient. En télémédecine, l'article L6316-1 du code de la santé publique limite à trois jours l'arrêt de travail prescrit ou renouvelé une première fois, sans renouvellement ultérieur, sauf exceptions.

Obstacles techniques et sociaux

Ce qui dépend du patient, des outils et de la relation de soin :

  • Fracture numérique : la HAS demande de tenir compte de la capacité du patient à communiquer à distance : état cognitif, psychique ou physique, vue, audition, langue, usage des technologies. Des lieux équipés peuvent répondre aux besoins des patients sans équipement informatique ni connexion internet, ou en situation d'illectronisme, précise-t-elle.
  • Problèmes techniques : un dysfonctionnement du matériel ou une rupture de connexion peut interrompre l'échange : la HAS demande de prévoir un mode dégradé et de connaître le téléphone du patient pour le recontacter. Les incidents techniques survenus sont inscrits au dossier du patient, selon l'article R6316-4 du code de la santé publique.
  • Altération de la relation humaine : la HAS évoque une « barrière liée à l'écran », qui impose au professionnel d'être attentif à sa posture, à sa communication et à la qualité du son et de l'image. Lors d'une première téléconsultation, elle recommande d'adapter la durée de l'échange afin d'établir la relation avec le patient.
  • Sécurité des données : l'article R6316-6 du code de la santé publique oblige les professionnels de santé à s'assurer que leurs outils de télésanté respectent les référentiels d'interopérabilité et de sécurité. La HAS requiert une authentification forte du professionnel médical, combinant au moins deux dispositifs, par exemple mot de passe et carte à puce.
Sécuriser les téléconsultations que vous accompagnez, des données au matériel : voir le programme
Questions fréquentes

Questions fréquentes sur la formation télémédecine

Quels actes un infirmier libéral peut-il réaliser en télésoin ?

L'Assurance Maladie recense quatre actes réalisables à distance par un infirmier libéral : la séance de surveillance clinique et de prévention après une hospitalisation pour décompensation d'une insuffisance cardiaque ou exacerbation d'une bronchopathie chronique obstructive (BPCO), l'accompagnement à la prise médicamenteuse, la surveillance et l'observation d'un patient traité par insuline, et le suivi d'un pansement à distance. Ces actes se facturent avec le code acte spécifique TMI, dont la valeur est identique à celle de la lettre-clé AMI, en mode SESAM sans Vitale — ou, à défaut, en mode SESAM dégradé. Trois conditions encadrent la pratique : le patient doit être connu, c'est-à-dire avoir bénéficié d'au moins un acte ou bilan en présentiel avec vous, ou avec un collègue de votre groupe, dans les 12 mois précédant le télésoin ; seul un infirmier du même territoire que le patient peut réaliser l'acte ; et le télésoin ne peut dépasser 20 % de votre activité. La formation détaille ces actes, leurs conditions de réalisation et le compte rendu qui en assure la traçabilité. Source : Réalisation des actes en télésanté : modalités, facturation et aides à l'équipement (ameli.fr, Assurance Maladie, mise à jour du 5 juillet 2023)

Comment coter l'accompagnement d'une téléconsultation au domicile du patient ?

Trois cotations existent selon le contexte de l'accompagnement : TLS à 10 € lorsque l'acte est réalisé lors d'un soin infirmier déjà prévu, TLL à 12 € lorsqu'il est réalisé isolément dans un lieu dédié aux téléconsultations — télécabine, « bus connecté » ou tout autre lieu dédié — et TLD à 15 € lorsque l'acte est organisé de manière spécifique à domicile. Quand la téléconsultation est réalisée au domicile du patient au cours d'une séance de soins infirmiers, cet acte est associable à taux plein avec les actes réalisés au cours de la même séance, par dérogation à l'article 11B des dispositions générales de la NGAP, et il reste associable aux indemnités de déplacement. Cet accompagnement n'est pas concerné par le seuil de 20 % d'activité conventionnée à distance, l'infirmier étant auprès du patient qu'il accompagne. La formation travaille ces situations de cotation sur cas pratiques. Source : Réalisation des actes en télésanté : modalités, facturation et aides à l'équipement (ameli.fr, Assurance Maladie, mise à jour du 5 juillet 2023)

Un télésoin infirmier peut-il se faire par téléphone ?

Non. La HAS retient la vidéotransmission comme critère déterminant pour constituer un télésoin, celui qui permet le remboursement par la sécurité sociale ; le téléphone n'est admis qu'en dernier recours pour communiquer avec un patient isolé, malvoyant ou en zone blanche, et un appel téléphonique n'est pas considéré comme un télésoin, hors mesures dérogatoires. L'Assurance Maladie pose la même exigence : les actes infirmiers à distance doivent obligatoirement être réalisés par vidéotransmission, dans des conditions qui préservent la confidentialité des échanges et la sécurisation des données transmises. La HAS recommande également de recueillir le consentement libre et éclairé du patient avant l'acte et de le tracer dans son dossier, de vérifier son identité et de tracer cette vérification, puis de tester le bon fonctionnement du matériel de vidéotransmission avant l'heure du rendez-vous. Ces bonnes pratiques structurent les mises en situation de la formation. Source : Fiche « Qualité et sécurité du télésoin — bonnes pratiques pour la mise en œuvre », validée par le Collège le 18 février 2021 (HAS)

Combien de temps dure la formation télémédecine et sous quel format ?

La formation dure 7 heures, sur 1 jour, en présentiel : vous suivez la session en salle, en direct avec le formateur et les autres participants. L'évaluation des acquis repose sur : QCM initial + QCM final · seuil de validation 60 %.

Combien coûte cette formation et qui la paie ?

Rien à avancer si vous êtes éligible : l'ANDPC règle les frais pédagogiques directement à Keynove, sur la base de son forfait 2026 en présentiel (57 € par heure), et le prix de la formation est aligné sur ce forfait. Deux conditions : choisir la prise en charge lors de votre inscription, et suivre la session en entier. S'il vous reste moins de 7 heures sur votre droit de tirage de 14 heures par année civile, seules les heures restantes sont financées et le solde peut vous être facturé. Source : Forfaits infirmiers 2026 (ANDPC, décembre 2025)

Quelle indemnité vais-je toucher pour ces 7 heures ?

L'ANDPC verse à l'infirmier libéral 38 € par heure de formation suivie en présentiel, soit jusqu'à 266 € pour cette formation de 7 heures. Ce montant suppose de suivre toute la session et qu'il vous reste 7 heures sur votre droit de tirage de 14 heures par année civile, qui couvre à la fois les frais pédagogiques et l'indemnité. L'indemnité est versée après la formation, une fois que l'agence a reçu la facture de Keynove. Source : Fiche PS n° 3, 2026 : votre indemnisation (ANDPC)

Cette formation valide-t-elle mon obligation triennale de DPC ?

Pas à elle seule. L'article R4021-4 du Code de la santé publique vous laisse deux voies sur la période triennale 2026-2028 : suivre le parcours recommandé par votre conseil national professionnel, ou justifier d'au moins deux des trois types d'actions — formation continue, évaluation des pratiques, gestion des risques —, dont au moins une relevant des orientations prioritaires. Cette formation continue relève de l'orientation prioritaire n° 11 : associée à l'une de nos deux formations plaies, déposées en évaluation des pratiques, elle vous permet de remplir la seconde voie. Source : Article R4021-4 du Code de la santé publique (Légifrance)

Quels sont les prérequis et le matériel nécessaires ?

La formation s'adresse aux infirmiers diplômés d'État. Le financement ANDPC est ouvert aux infirmiers libéraux conventionnés en propre, remplaçants exclus, et aux salariés d'un centre de santé conventionné, éligibles le jour de l'inscription comme le jour de la session. Aucun matériel n'est à prévoir : la convocation précise le lieu et les horaires de la session, et notre équipe reste joignable avant et pendant la formation. Source : Fiche PS n° 1, 2026 : éligibilité (ANDPC)

Comment s'inscrire à cette formation ?

L'inscription se fait par vous-même, depuis votre espace personnel sur agencedpc.fr/professionnel, avec votre numéro RPPS : recherchez la référence 9AKY2525020, choisissez la session, sélectionnez votre choix de prise en charge et validez, jusqu'à la veille de la session à 23 h 59. Keynove doit valider votre inscription dans le même délai, faute de quoi l'agence refuse la prise en charge ; vous recevez ensuite votre convocation. Il est interdit à un organisme de créer votre compte ou de vous inscrire à votre place, même à votre demande. Source : Fiche PS n° 2, 2026 : inscription (ANDPC)
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Modalités

Formation DPC Éligible au financement ANDPC
7 heures sur 1 jour Présentiel en salle de formation avec équipements
Places limitées Petits groupes favorisant la pratique et les échanges
Attestation de participation Délivrée à l'issue de la formation

Financement

ANDPC

Financement direct par l'ANDPC, sur la base de son forfait DPC. Prise en charge intégrale si vous êtes éligible, si vous suivez toute la session et s'il vous reste 7 heures de droit de tirage.

FIF PL

Le FIF PL exclut les journées de formation déjà financées par l'ANDPC : les deux prises en charge ne se cumulent pas.

Autofinancement

Si vous n'êtes pas éligible au financement, ou si votre droit de tirage annuel est épuisé ou insuffisant, la formation reste accessible à vos frais, en tout ou en partie. Le tarif est indiqué ci-dessus.

Informations pratiques

Tarif

399 € HT

pris en charge à 100 % par l’ANDPC, sous réserve d’éligibilité et de droit de tirage disponible

Délai d'accès

Sous 24h ouvrées après validation administrative de la pré-inscription. Les inscriptions sont possibles jusqu'à la veille de la session.

Accessibilité

Keynove s'engage à rendre ses formations accessibles aux personnes en situation de handicap. Des aménagements pédagogiques (adaptation des supports, flexibilité horaire) peuvent être mis en place sur demande préalable. Contactez notre référent handicap avant votre inscription : contact@keynove.com — 07 44 31 63 79.

Formulaire d'inscription

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KEYNOVE, 6 rue Jean Jaurès, 92800 Puteaux (SIRET : 983 930 645 00020) est responsable du traitement des données collectées en réponse à cette communication. Ces données seront utilisées pour la gestion de votre inscription à des actions de formation ainsi que pour l'envoi d'informations continues (si vous avez donné votre consentement à ce sujet). Conformément à la loi « Informatique et Libertés » n° 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et d'opposition sur les données vous concernant en contactant contact@keynove.com. La certification qualité a été délivrée au titre de la catégorie d'action : Actions de formation continue.