Plaies complexes à domicile : sécuriser les prises en charge par le perfectionnement des pratiques
Les plaies complexes — chroniques sévères, à cicatrisation difficile, post-chirurgicales avec dispositifs spécifiques — représentent un défi quotidien pour les infirmiers diplômés d'État exerçant en libéral (IDEL). Leur prise en charge mobilise des compétences cliniques avancées et une bonne connaissance des matériels innovants (pansements spécifiques, thérapie par pression négative).
Cette formation s'inscrit dans la continuité du perfectionnement des pratiques IDEL. À travers l'analyse de 30 vignettes cliniques issues du terrain, elle vise à consolider l'expertise clinique, à sécuriser les choix thérapeutiques et à fluidifier la coordination interprofessionnelle indispensable autour de ces situations complexes.
Au-delà des connaissances techniques, vous acquerrez des outils pratiques (documents PDF, bibliographie, ressources numériques) pour soutenir votre pratique quotidienne et améliorer durablement la qualité des soins dispensés à vos patients.
Référence ANDPC
Enregistrement ODPC n° 9AKY · Programme 9AKY2626002 — vérifiable sur agencedpc.fr.
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Votre obligation triennale
Cette formation est une évaluation des pratiques professionnelles. Associée à l'une de nos formations continues, elle valide votre obligation triennale.
Sur chaque période de trois ans, l'ANDPC exige au moins deux actions de types différents, dont une relevant des orientations prioritaires (art. R4021-4 du Code de la santé publique). Une seule formation continue ne suffit pas, quel que soit l'organisme. Toutes les actions DPC de Keynove relèvent des orientations prioritaires.
- Formation BSI infirmier libéral : évaluer les besoins du patient et construire le plan de soins7h · 1 jour →
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- Formation télémédecine infirmier libéral module 2 : maîtriser la téléconsultation assistée7h · 1 jour →
Comment fonctionne l'obligation, qui la contrôle, ce que vous risquez : lire notre réponse sourcée →
Prochaines sessions disponibles
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Conçue par des experts terrain
Infirmière libérale experte en plaies complexes
Praticienne spécialisée dans la prise en charge des plaies à cicatrisation difficile à domicile, formatrice certifiée sur les techniques avancées et la TPN.
Médecin spécialiste en cicatrisation et soins de plaies
Expert des situations chroniques sévères et des dispositifs innovants, il apporte l'éclairage médical sur les choix thérapeutiques et les complications.
Objectifs de transformation des pratiques
Approfondir l'évaluation clinique des plaies complexes
Renforcer la démarche d'évaluation clinique face aux plaies à cicatrisation difficile, atypiques ou à risque rencontrées au domicile.
Identifier et justifier le choix de pansements spécifiques et techniques avancées
Maîtriser les indications des pansements à indication spécifique et des techniques avancées adaptées aux plaies complexes.
Adapter la prise en charge aux contextes chroniques sévères et aux complications associées
Ajuster l'approche infirmière en fonction des contextes cliniques complexes, des comorbidités et des complications cutanées ou systémiques associées.
Prévenir et gérer les complications majeures
Anticiper les complications liées aux plaies complexes (surinfection, retard de cicatrisation, échec thérapeutique) et mettre en œuvre les actions infirmières adaptées.
Maîtriser la thérapie par pression négative (TPN) et techniques avancées
Comprendre les indications, modalités et limites de la TPN au domicile et des autres dispositifs spécifiques utilisés sur plaies complexes.
Renforcer la coordination du parcours de soins
Améliorer la coopération avec les autres professionnels de santé (médecin traitant, dermatologue, vasculaire, télémédecine) pour fluidifier le parcours de soins.
Programme DPC structuré et conforme ANDPC
10 séquences pédagogiques articulées en classe virtuelle synchrone : pré-test de positionnement, exposés interactifs, ateliers en sous-groupes (analyse de situations réelles), post-test de validation. Méthodes affirmative, interrogative et active, conformes aux recommandations HAS.
- Programme déposé et validé auprès de l'ANDPC · N° 9AKY2626002
- Animée en direct par des cliniciens en exercice
- Attestation Qualiopi à l'issue de la formation
- Prise en charge 100 % par l'ANDPC pour les IDEL éligibles
Voir le détail des séquences
- 01
Introduction — Présentation de l'expert et des objectifs pédagogiques
· 15 min - 02
Vignettes 1 à 6 — Les pansements à indication spécifique
· 90 min - 03
Vignettes 7 à 8 — Traitement de plaie par pression négative (TPN)
· 30 min - 04
Vignettes 9 à 12 — Le pied diabétique
· 60 min - 05
Vignettes 13 à 16 — Les plaies cavitaires
· 60 min - 06
Vignettes 17 et 27 — Plaies et télémédecine
· 30 min - 07
Vignettes 18 à 24 — La prise en charge des plaies à risque ou atypiques
· 75 min - 08
Vignettes 25 à 26 — Plaies et situations particulières
· 30 min - 09
Vignettes 28 à 30 — Synthèse clinique et cas complexes
· 15 min - 10
Conclusion — Synthèse, ressources et évaluation
· 15 min
Pansements complexes : cotation, définition NGAP et contention
Chaque réponse est reprise de la NGAP dans sa version en vigueur au 1ᵉʳ septembre 2026 et des deux arrêtés du 26 juin 2026 publiés au Journal officiel n° 0149 du 27 juin 2026.
Quelle est la cotation des pansements complexes pour les IDEL ?
La NGAP ne cote pas « pansement complexe » : elle cote des situations précises. Un pansement lourd et complexe de l'article 3 du titre XVI vaut AMI 4, l'ulcère ou la greffe cutanée avec pose de compression AMI 5,1, et le bilan à la première prise en charge AMI 11.
Les cotations de l'article 3 du titre XVI
Version de la NGAP en vigueur au 1ᵉʳ septembre 2026 :
- Évaluation initiale : le bilan à la première prise en charge d'une plaie nécessitant un pansement lourd et complexe se cote AMI 11. Il comprend l'évaluation du patient, une fiche descriptive de la plaie, un projet de soins et la réalisation du pansement. Une séance au plus par an pour les plaies suivies depuis plus d'un an.
- Pansement lourd et complexe : neuf libellés de l'article 3 du titre XVI sont cotés au coefficient 4. Huit se facturent en AMI, AMX ou SFI ; celui de la brûlure après radiothérapie en AMI ou AMX seulement. Le coefficient ne varie ni avec la surface réelle, ni avec le temps passé.
- Ulcère ou greffe avec pose de compression : le pansement d'ulcère ou de greffe cutanée avec pose de compression est coté 5,1, en AMI ou AMX, contre 4 pour les autres pansements lourds et complexes. La pose de la compression est comprise dans ce libellé : elle ne se facture pas en plus.
- Analgésie topique : l'analgésie topique préalable à un pansement d'ulcère ou d'escarre se cote 1,1, huit fois au plus par épisode de cicatrisation, renouvelable une fois. Réalisée pendant la même séance que le pansement, elle se cumule à taux plein avec lui, par dérogation à l'article 11 B des dispositions générales.
- Traitement par pression négative : la pose d'un système de traitement par pression négative à usage unique, avec pansement faisant office de réservoir, se cote 4,6 ; la mise en place d'un pansement additionnel sans changement de console, 2,1. Prescription initiale hospitalière de trente jours, renouvelable une fois, suivi hebdomadaire par le prescripteur initial.
Ce qui s'ajoute à la cotation du pansement
Quatre règles qui changent le montant réellement facturé :
- Majoration de coordination infirmier(ère) : un pansement lourd et complexe réalisé à domicile ouvre droit à la majoration de coordination infirmier(ère), une fois par intervention, soit 5 € au tarif conventionnel en métropole. Elle n'est pas associable avec le bilan à la première prise en charge coté AMI 11.
- Forfaits BSA, BSB, BSC : par dérogation à l'article 11 B des dispositions générales, un pansement lourd et complexe se cote à taux plein en plus du forfait journalier de prise en charge d'un patient dépendant BSA, BSB ou BSC. C'est l'une des quatre exceptions prévues par l'article 12 du chapitre I du titre XVI.
- Valeur de la lettre clé : l'AMI vaut 3,15 € en métropole selon les tarifs conventionnels publiés par l'Assurance Maladie. Un pansement lourd et complexe coté AMI 4 représente donc 12,60 € d'honoraires. À domicile s'y ajoutent la majoration de coordination infirmier(ère) et l'indemnité forfaitaire de déplacement.
- Surveillance à distance : la surveillance à distance d'un pansement par télésoin avec vidéotransmission se cote 1,6, avec le code TMI à la place d'AMI. Quatre actes au plus par mois et par patient, à condition qu'un pansement ait déjà été réalisé en présence du patient. Jamais le même jour qu'un acte de pansement.
Qu'est-ce qu'un pansement complexe selon la NGAP ?
La NGAP ne définit pas le pansement complexe par une formule générale. L'article 3 du titre XVI dresse une liste limitative de situations : brûlure étendue, ulcère de plus de 60 cm², escarre profonde et étendue atteignant muscles ou tendons, méchage, fistule digestive. Hors de cette liste, le pansement reste courant.
Les situations qui ouvrent droit au pansement lourd et complexe
Neuf libellés, tous cotés au coefficient 4 :
- Brûlures et plaies thermiques ou chimiques : les pansements de brûlure étendue ou de plaie chimique ou thermique étendue sont lourds et complexes au-delà de 5 % de la surface corporelle. Le seuil descend à 2 % pour la brûlure survenue à la suite d'une radiothérapie, qui fait l'objet d'un libellé distinct.
- Ulcères, greffes et escarres : le pansement d'ulcère étendu ou de greffe cutanée n'est lourd et complexe qu'au-delà de 60 cm². L'escarre doit être profonde et étendue et atteindre les muscles ou les tendons. En deçà de ces seuils, la plaie relève du pansement courant de l'article 2 du titre XVI.
- Pertes de substance et gestes techniques : entrent aussi dans la liste de l'article 3 du titre XVI : le pansement d'amputation nécessitant détersion, épluchage et régularisation, les pertes de substance traumatique ou néoplasique avec lésions profondes, sous-aponévrotiques, musculaires, tendineuses ou osseuses, le pansement de fistule digestive et celui nécessitant un méchage ou une irrigation.
- Ostéosynthèse extériorisée : le pansement chirurgical avec matériel d'ostéosynthèse extériorisé ferme la série des neuf libellés cotés au coefficient 4. Le pansement d'ulcère ou de greffe cutanée avec pose de compression figure au même article, mais à un coefficient supérieur, fixé à 5,1.
- Patient diabétique insulino-traité : un dixième libellé existe hors de l'article 3 : le pansement lourd et complexe pour un patient diabétique insulino-traité nécessitant une détersion avec défibrination, coefficient 4, inscrit au chapitre II, article 5 bis du titre XVI. Il ouvre lui aussi droit à la majoration de coordination infirmier(ère) à domicile.
Ce qui relève du pansement courant
L'article 2 du même titre, dans sa version issue de la décision UNCAM du 2 juin 2026 :
- Plaies non chirurgicales : le pansement de plaie non chirurgicale — ulcère, escarre, plaie chronique ou aiguë — se cote AMI 2,02 dans la version de la NGAP en vigueur au 1ᵉʳ septembre 2026. Le pansement de plaie chirurgicale simple est coté au même coefficient.
- Stomies, trachéotomies, fils et agrafes : le pansement de stomie vaut AMI 3, celui de trachéotomie AMI 3 aspiration comprise, l'ablation de dix fils ou agrafes au plus AMI 2, au-delà de dix AMI 4. Au titre du pansement, aucun n'ouvre droit à la majoration de coordination infirmier(ère).
- Prescription « jusqu'à cicatrisation » : par dérogation à l'article 5 des dispositions générales, une prescription médicale de pansement portant la mention « jusqu'à cicatrisation », ou toute mention de même sens, est acceptable pour une durée de soins de trois mois au maximum. Le médecin peut fixer une durée plus courte, qui s'impose alors.
Un infirmier peut-il prescrire des bandes de contention ?
Oui. L'arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des produits de santé que les infirmiers diplômés d'État sont autorisés à prescrire, publié au Journal officiel du 27 juin 2026, les autorise à prescrire ou renouveler collants, bas, chaussettes ou bandes de contention, avec prescription à l'identique de la force de compression.
Ce que l'arrêté du 26 juin 2026 autorise
Ce texte abroge l'article 2 de l'arrêté du 20 mars 2012 :
- Choix des matériels : la force de compression n'est pas au choix de l'infirmier : l'arrêté du 26 juin 2026 vise les collants, bas, chaussettes ou bandes de contention « avec prescription à l'identique de la force de compression ». L'infirmier reprend la classe fixée initialement, il ne la modifie pas.
- Les autres dispositifs de la plaie : la rubrique « prévention et traitement de la plaie » de l'arrêté du 26 juin 2026 couvre aussi les supports d'aide à la prévention et au traitement d'escarre — matelas, sur-matelas, coussins, cales — ainsi que les pansements et articles pour pansements, ces derniers pour une durée initiale de sept jours.
- Traçabilité de la prescription : toute prescription établie au titre de l'arrêté du 26 juin 2026 fait l'objet d'une inscription par l'infirmier au dossier patient ou au dossier médical partagé. Pour dispenser un produit renouvelé à l'identique, le pharmacien doit être en mesure de consulter la prescription initiale.
Prescrire la contention et la poser sont deux choses différentes
Le second arrêté du 26 juin 2026, celui des actes et soins infirmiers, sépare les deux :
- En autonomie : l'arrêté du 26 juin 2026 sur les actes et soins infirmiers range parmi les actes réalisés en autonomie la pose et le changement de dispositifs de compression ou de contention veineuse, sans modification de la force de compression prévue dans la prescription initiale.
- Sur prescription médicale : l'arrêté du 26 juin 2026 sur les actes et soins infirmiers soumet à prescription médicale la pose de bande de contention ou toute modification thérapeutique du traitement compressif en situation à risque ou complexe. Le partage se fait sur le niveau de risque, pas sur le geste.
- Côté cotation : poser la compression au cours d'un pansement d'ulcère ou de greffe cutanée ne se cote pas à part : la NGAP prévoit un libellé unique, « pansement d'ulcère ou de greffe cutanée, avec pose de compression », coté 5,1 en AMI ou AMX.
D'où viennent ces réponses
- NGAP, titre XVI, chapitre I, articles 2, 3, 12 et 14 — pansements courants, pansements lourds et complexes, forfaits, surveillance à distance (version en vigueur au 1ᵉʳ septembre 2026)
- NGAP, titre XVI, chapitre II, article 5 bis — pansement lourd et complexe chez le patient diabétique insulino-traité (version en vigueur au 1ᵉʳ septembre 2026)
- NGAP, dispositions générales, articles 11 B, 23.1 et 23.2 — actes multiples, majoration d'acte unique et majoration de coordination infirmier(ère)
- Arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des produits de santé et examens complémentaires que les infirmiers diplômés d'Etat sont autorisés à prescrire ou à renouveler (Légifrance, JORF n° 0149 du 27 juin 2026)
- Arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des actes et soins pouvant être réalisés par les infirmiers diplômés d'Etat (Légifrance, JORF n° 0149 du 27 juin 2026)
- Tarifs conventionnels des infirmiers libéraux en métropole (Assurance Maladie, ameli.fr)