Le cancer du sein : un enjeu de santé publique où l'infirmier est en première ligne
Avec plus de 61 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Malgré un taux de survie à cinq ans supérieur à 88 %, il représente encore près de 12 000 décès annuels et reste un sujet de forte préoccupation pour les patientes et leurs familles.
L'infirmier libéral intervient à toutes les étapes du parcours de soins : sensibilisation à la prévention et au dépistage, soins à domicile après chirurgie ou traitement, surveillance des effets secondaires et soutien psychologique des patientes. Sa proximité avec les patientes en fait un acteur irremplaçable.
Cette formation vous permet de renforcer vos connaissances sur la cancérogenèse mammaire, les traitements actuels et leur surveillance infirmière, afin d'offrir une prise en charge globale, sécurisée et centrée sur la patiente.
Référence ANDPC
Enregistrement ODPC n° 9AKY · Programme 9AKY2525025 — vérifiable sur agencedpc.fr.
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Votre obligation triennale
Cette formation est une formation continue. Ajoutez une évaluation des pratiques, et votre obligation triennale est validée.
Sur chaque période de trois ans, l'ANDPC exige au moins deux actions de types différents, dont une relevant des orientations prioritaires (art. R4021-4 du Code de la santé publique). Une seule formation continue ne suffit pas, quel que soit l'organisme. Toutes les actions DPC de Keynove relèvent des orientations prioritaires.
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Prochaines sessions disponibles
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Conçue par des experts terrain
Infirmière coordinatrice en oncologie
Spécialisée dans le suivi des patientes traitées pour cancer du sein, formatrice sur les soins de support et la surveillance à domicile.
Médecin oncologue
Expert en cancérologie mammaire, apporte un éclairage sur les traitements actuels, leurs effets secondaires et les enjeux du parcours de soins.
Objectifs de transformation des pratiques
Comprendre l'impact épidémiologique du cancer du sein en France et dans le monde
Maîtriser la définition de la maladie, le cancer du sein en chiffres, les données épidémiologiques globales, taux d'incidence et de mortalité en France (sources Santé Publique France, INCa) et les disparités hommes/femmes.
Connaître les principales stratégies nationales et mesures législatives
Identifier les Plans Cancer (2003-2007, 2014-2019), le Plan Douleur, la Stratégie nationale de santé (2018-2022), le Plan des soins palliatifs (2021-2024) et la Loi n° 2019-180 (cancers pédiatriques, droit à l'oubli).
Décrire l'organisation de la prévention primaire, secondaire et tertiaire en France
Comprendre les dépistages collectifs (Octobre rose) et individuels, les obstacles au dépistage (isolement, manque d'information, peurs) et le rôle des professionnels de santé (sensibilisation, dédramatisation).
Identifier les facteurs de risque et de protection du cancer du sein
Repérer les facteurs de risque (âge, antécédents, hérédité, alcool, tabac, sédentarité, surpoids, diabète, traitements hormonaux) et de protection (hygiène alimentaire, activité physique).
Renforcer les compétences éducatives pour sensibiliser les patientes
Améliorer le rôle éducatif des soignants : conseils, sensibilisation, explications adaptées et cas pratiques sur la prévention.
Actualiser les connaissances sur la cancérogenèse et les traitements
Division cellulaire, cancérogenèse, marqueurs tumoraux, types de tumeurs (chiffres INCa) ; symptômes et séquelles : fatigue, dénutrition, irritabilité, effets secondaires des traitements.
Identifier les symptômes et séquelles des traitements
Options thérapeutiques : chirurgie (tumorectomie, mastectomie), radiothérapie, traitements médicamenteux (chimiothérapie, hormonothérapie, immunothérapie) — surveillance et gestion des effets secondaires.
Expliquer la surveillance et les soins infirmiers spécifiques au domicile
Surveillance des dispositifs veineux (VVC, PICC), prévention des infections, création de fiches de surveillance, analyse de cas concrets de soins à domicile (patiente sous chimiothérapie).
Comprendre le rôle des soignants dans l'accompagnement à domicile
Modification des comportements à risque et prévention tertiaire, formation à l'écoute et à l'accompagnement des patientes.
Identifier les défis liés à la prise en charge des patientes et aidants
Soutien psychologique et éducation pour les familles : repas, respect des protocoles, accompagnement face à la maladie.
Identifier les étapes clés du parcours de soins en cancérologie
Étapes du parcours : diagnostic (mammographie, biopsie, IRM), consultation d'annonce, programme personnalisé de soins, prise en charge des séquelles (fonctionnelles, esthétiques, psychologiques).
Comprendre les enjeux éthiques, relationnels et les droits des patients/aidants
Accompagnement éthique et relationnel, loi sur les droits des malades (n° 2002-303), bientraitance, empathie ; congé proche aidant, aides financières (lois de 2016) ; soins de support (Plan Cancer 2003-2007).
Programme DPC structuré et conforme ANDPC
16 séquences pédagogiques articulées en classe virtuelle synchrone : pré-test de positionnement, exposés interactifs, ateliers en sous-groupes (analyse de situations réelles), post-test de validation. Méthodes affirmative, interrogative et active, conformes aux recommandations HAS.
- Programme déposé et validé auprès de l'ANDPC · N° 9AKY2525025
- Animée en direct par des cliniciens en exercice
- Attestation Qualiopi à l'issue de la formation
- Prise en charge 100 % par l'ANDPC pour les IDEL éligibles
Voir le détail des séquences
- 01
Accueil et introduction
· 15 min - 02
Test de positionnement
· 15 min - 03
Objectif 1 — Comprendre l'impact épidémiologique du cancer du sein
· 60 min - 04
Objectif 2 — Connaître les stratégies nationales et mesures législatives
· 60 min - 05
Objectif 3 — Décrire l'organisation de la prévention primaire, secondaire et tertiaire
· 30 min - 06
Objectif 4 — Identifier les facteurs de risque et de protection
· 30 min - 07
Objectif 5 — Renforcer les compétences éducatives
· 30 min - 08
Objectif 6 — Actualiser les connaissances sur la cancérogenèse et traitements
· 30 min - 09
Objectif 7 — Identifier les symptômes et séquelles des traitements
· 30 min - 10
Objectif 8 — Expliquer la surveillance et les soins infirmiers spécifiques au domicile
· 10 min - 11
Objectif 9 — Rôle des soignants dans l'accompagnement à domicile
· 15 min - 12
Objectif 10 — Soutien aux aidants et familles
· 15 min - 13
Objectif 11 — Identifier les étapes clés du parcours de soins
· 20 min - 14
Objectif 12 — Comprendre les enjeux éthiques et relationnels
· 30 min - 15
Objectif 13 — Connaître les droits des patients, aidants et soins de support
· 20 min - 16
Questionnaire de fin de formation
· 10 min
Dépistage du cancer du sein : le rôle de l'infirmier libéral
Chaque réponse est reprise du programme national de dépistage organisé tel que le décrivent l'Institut national du cancer et ameli.fr, du référentiel de la Haute Autorité de santé sur le dépistage et la prévention du cancer du sein, des taux de participation publiés par Santé publique France et de l'article R4311-2 du code de la santé publique.
Quel est le rôle de l'infirmier dans le dépistage du cancer du sein ?
Depuis le 30 juin 2026, l'article R4311-2 du code de la santé publique confie à l'infirmier la conduite d'une démarche d'éducation à la santé, de dépistage et de repérage. Le programme national de dépistage organisé du cancer du sein invite tous les deux ans les femmes de 50 à 74 ans.
Sensibilisation et information
Quatre messages vérifiés, à porter au domicile :
- Le message de base sur le dépistage organisé : le programme national de dépistage organisé du cancer du sein cible les femmes de 50 à 74 ans, asymptomatiques, sans facteur de risque élevé ou très élevé. Elles sont invitées tous les deux ans à un examen clinique des seins et à une mammographie, deux clichés par sein.
- L'argument qui convainc : la seconde lecture : toute mammographie de dépistage jugée normale ou bénigne est relue par un second radiologue expert. Parmi les cancers détectés par le dépistage organisé du cancer du sein, 6 % le sont grâce à cette seconde lecture. Les résultats définitifs sont disponibles chez le radiologue sous deux semaines.
- L'argument qui lève le frein financier : la mammographie du dépistage organisé du cancer du sein est prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans avance de frais : la femme invitée n'a rien à payer, le radiologue étant réglé directement. En cas d'invitation non reçue ou perdue, le duplicata se demande à la CPAM.
- Le chiffre qui justifie votre intervention : le taux de participation standardisé au programme national de dépistage organisé du cancer du sein s'établit à 45,7 % sur la période 2024-2025, contre 46,6 % sur 2022-2023, avec 43,9 % en 2024 et 47,5 % en 2025. Plus d'une femme de la population cible sur deux reste hors du dispositif.
Information des patientes hors du programme
Le dépistage organisé ne couvre ni les moins de 50 ans ni les plus de 74 ans :
- Avant 50 ans : le dépistage radiologique du cancer du sein des femmes de 40 à 49 ans sans facteur de risque n'est pas recommandé, les risques associés au surdiagnostic étant supérieurs au bénéfice attendu en termes de mortalité. La Haute Autorité de santé recommande en revanche un examen clinique mammaire annuel dès 25 ans.
- Après 74 ans : après 74 ans, les femmes ne reçoivent plus d'invitation au dépistage organisé et la mammographie n'est plus recommandée de manière systématique : la décision se prend au cas par cas. Un examen clinique des seins reste recommandé au moins une fois par an.
- Les signes qui imposent de consulter : apparition d'une boule ou d'une grosseur dans le sein ou sous un bras, modification de la peau, rétraction, rougeur, œdème ou aspect de peau d'orange, modification du mamelon ou de l'aréole, changement dans la forme des seins : ces signes justifient une consultation sans attendre.
- Se former à ce rôle de prévention : la formation Keynove consacrée à la prévention et au dépistage des cancers du sein travaille ce temps d'information au domicile : repérage des patientes qui ne participent pas, freins au dépistage, formulation des messages de prévention, orientation vers le médecin traitant ou le gynécologue.
Comment évaluer le risque de cancer du sein chez une patiente ?
Le programme national de dépistage organisé du cancer du sein cible les femmes de 50 à 74 ans asymptomatiques, sans facteur de risque élevé ou très élevé. Quatre situations en excluent : antécédent personnel de cancer du sein, irradiation thoracique à haute dose, hyperplasie atypique, antécédent familial de cancer du sein.
Évaluation des risques : ce qui fait sortir du dépistage organisé
Quatre situations que l'infirmier peut repérer à l'interrogatoire :
- Antécédent personnel : un antécédent personnel de cancer invasif du sein ou de carcinome canalaire in situ rend la femme non éligible au programme national de dépistage organisé. La surveillance associe un examen clinique deux fois par an pendant deux ans, puis annuel, et une mammographie annuelle.
- Irradiation thoracique à haute dose : un antécédent d'irradiation thoracique médicale à haute dose, dont une irradiation pour maladie de Hodgkin, exclut du dépistage organisé du cancer du sein. L'examen clinique et l'IRM mammaire débutent huit ans après la fin de l'irradiation, au plus tôt à 20 ans pour le premier, 30 ans pour la seconde.
- Hyperplasie atypique : un antécédent d'hyperplasie canalaire atypique, d'hyperplasie lobulaire atypique ou de carcinome lobulaire in situ classe la patiente en risque élevé de cancer du sein. Le suivi associe un examen clinique annuel et une mammographie annuelle pendant dix ans, puis tous les deux ans.
- Ce qui n'exclut pas du programme : porter des prothèses mammaires, avoir eu une chirurgie plastique mammaire ou un traumatisme du sein, avoir des seins denses à la mammographie, prendre un traitement hormonal substitutif ou présenter un score d'Eisinger inférieur à 3 : aucune de ces situations n'exclut du dépistage organisé du cancer du sein.
Le score d'Eisinger, outil d'évaluation des antécédents familiaux
Le score d'Eisinger décide de l'indication d'une consultation d'oncogénétique :
- Ce qu'il mesure : le score d'Eisinger analyse l'arbre généalogique pour valider l'indication d'une consultation d'oncogénétique. Les cotations s'additionnent pour chaque cas d'une même branche parentale, paternelle ou maternelle. Il tient compte du nombre de cas, de leur précocité, de la bilatéralité et du cancer de l'ovaire.
- Les cotations : mutation BRCA1 ou BRCA2 identifiée : 5. Cancer du sein chez une femme de moins de 30 ans : 4 ; entre 30 et 39 ans : 3 ; entre 40 et 49 ans : 2 ; entre 50 et 70 ans : 1. Cancer du sein chez un homme : 4. Cancer de l'ovaire : 3.
- L'interprétation : un score d'Eisinger de 5 ou plus constitue une excellente indication de consultation d'oncogénétique ; un score de 3 ou 4, une indication possible ; un score de 1 ou 2, une utilité médicale faible. Un score inférieur à 3 n'exclut pas du dépistage organisé.
- La surveillance qui en découle : avec un score d'Eisinger d'au moins 3 et un risque élevé estimé par l'oncogénéticien, la mammographie débute cinq ans avant l'âge du diagnostic le plus jeune chez les apparentées au premier degré : annuelle avant 50 ans, puis tous les deux ans. L'examen clinique est annuel dès 20 ans.
Faut-il apprendre l'auto-palpation des seins à ses patientes ?
L'Institut national du cancer recommande de faire examiner ses seins, observation et palpation, une fois par an à partir de 25 ans, par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme. Entre deux examens, la femme est invitée à signaler tout changement inhabituel à son médecin.
Éducation à l'auto-palpation : ce que disent les recommandations
Une phrase de la Haute Autorité de santé est souvent citée hors de son cadre :
- Ce que dit la Haute Autorité de santé, et dans quel cadre : le référentiel de la Haute Autorité de santé indique que l'auto-examen des seins, ou autopalpation, n'est pas recommandé de façon systématique, en raison de l'absence de démonstration de son efficacité. Cette phrase figure au chapitre des femmes porteuses d'une mutation BRCA1 ou BRCA2.
- Ce qui est recommandé à la place : un examen clinique des seins, observation et palpation, réalisé par le médecin généraliste, le gynécologue ou la sage-femme, une fois par an à partir de 25 ans. Cet examen reste recommandé au moins une fois par an, même après 74 ans.
- L'auto-surveillance, qui n'est pas l'autopalpation : entre deux mammographies, la patiente est invitée à observer ses seins régulièrement et à signaler tout changement inhabituel à son médecin. Il s'agit d'une vigilance sur des signes d'alerte, non d'une technique d'examen qui remplacerait la mammographie de dépistage.
- Le message utile au domicile : plutôt que d'enseigner une technique de palpation, l'infirmier rappelle le rendez-vous de dépistage et énonce les signes qui imposent de consulter : boule dans le sein ou sous un bras, rétraction, rougeur, œdème, aspect de peau d'orange, changement de forme d'un sein.
Ce que le professionnel recherche à l'examen clinique
Connaître le contenu de cet examen aide à expliquer à la patiente pourquoi il ne se remplace pas :
- À l'inspection : l'inspection des seins se fait assise ou debout, bras le long du corps puis levés, puis pectoraux contractés. Elle recherche une tuméfaction, un changement de taille ou d'aspect, une asymétrie, une voussure ou une rétraction, un épaississement ou une ulcération cutanée, un eczéma de l'aréole, un écoulement unipore.
- À la palpation : la palpation des seins se fait en position allongée sur le dos, mains derrière la tête, avec la pulpe des trois doigts médians et trois niveaux de pression, par petits mouvements circulaires, sur les quadrants externes et internes, les mamelons et la région sous et rétro-aréolaire.
- En complément : une palpation des aires axillaires et sus-claviculaires est systématiquement effectuée à la recherche de ganglions. Le nodule faisant suspecter un cancer du sein est décrit comme indolore, de consistance dure, de contours réguliers ou irréguliers, et semblant comme fixé dans le sein.
D'où viennent ces réponses
- Dépistage organisé du cancer du sein pour les femmes entre 50 et 74 ans (Assurance Maladie, ameli.fr)
- Le dépistage organisé des cancers du sein en pratique (Institut national du cancer)
- Cancers du sein : les prévenir et les détecter tôt (Institut national du cancer)
- Questions fréquentes — cancers du sein (Institut national du cancer, jefaismondepistage.cancer.fr)
- Actualisation du référentiel de pratiques de l'examen périodique de santé — Dépistage et prévention du cancer du sein (HAS, février 2015)
- Cancer du sein : quel dépistage selon vos facteurs de risque ? (HAS)
- Participation au programme national de dépistage organisé du cancer du sein en 2024-2025 (Santé publique France)
- Article R4311-2 du code de la santé publique, version en vigueur au 30 juin 2026 (Légifrance)
- Décret n° 2025-1306 du 24 décembre 2025 relatif aux activités et compétences de la profession d'infirmier (Légifrance)