La RAAC : une révolution chirurgicale qui repositionne l'infirmier libéral
La Récupération Améliorée Après Chirurgie (RAAC) est un protocole validé par la Haute Autorité de Santé qui vise à réduire le stress chirurgical, accélérer la récupération et permettre des sorties précoces, souvent dès le lendemain de l'intervention. Ce modèle de soins est aujourd'hui largement déployé dans les établissements hospitaliers français.
Avec des sorties de plus en plus rapides, l'infirmier libéral est en première ligne pour assurer la surveillance post-opératoire immédiate à domicile. Il doit être capable d'identifier les risques spécifiques à chaque type de chirurgie, de détecter les signes de complications précoces et de coordonner le retour à l'hôpital si nécessaire.
Cette formation vous permet de comprendre les principes du programme RAAC, de clarifier votre rôle dans ce dispositif et de mettre en place une surveillance infirmière structurée et sécurisée pour vos patients rentrant à domicile après une intervention chirurgicale.
Référence ANDPC
Enregistrement ODPC n° 9AKY · Programme 9AKY2425018 — vérifiable sur agencedpc.fr.
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Votre obligation triennale
Cette formation est une formation continue. Ajoutez une évaluation des pratiques, et votre obligation triennale est validée.
Sur chaque période de trois ans, l'ANDPC exige au moins deux actions de types différents, dont une relevant des orientations prioritaires (art. R4021-4 du Code de la santé publique). Une seule formation continue ne suffit pas, quel que soit l'organisme. Toutes les actions DPC de Keynove relèvent des orientations prioritaires.
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Comment fonctionne l'obligation, qui la contrôle, ce que vous risquez : lire notre réponse sourcée →
Prochaines sessions disponibles
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Conçue par des experts terrain
Infirmière de pratique avancée en chirurgie
Spécialisée dans le suivi post-opératoire et les programmes RAAC, elle apporte une expertise clinique directement applicable en libéral.
Médecin anesthésiste-réanimateur
Expert des protocoles RAAC et des risques post-opératoires, il présente les fondements médicaux du programme et les critères de vigilance.
Objectifs de transformation des pratiques
Expliquer la structure et le fonctionnement de la RAAC
Définition et principes généraux : bases de la RAAC, objectifs (récupération rapide, réduction des complications, diminution durée d'hospitalisation), interventions et spécialités concernées, bénéfices patients/système, place centrale du patient.
Identifier les points clés d'un programme RAAC
Les étapes : information du patient et formation à la démarche, organisation des soins (avant, pendant, sortie, suivi), réduction des conséquences du stress chirurgical, contrôle de la douleur, autonomie. Critères d'inclusion · freins et leviers.
Identifier les risques post-opératoires immédiats
Douleur non contrôlée, complications anesthésiques, infections de la plaie opératoire, risque hémorragique, complications thromboemboliques, difficultés respiratoires, chutes, risque cardiovasculaire, vigilance et fonctions cognitives. Spécificités des personnes âgées et enfants. Facteurs retardant la récupération.
Intégrer les recommandations de bonnes pratiques (SFAR 2009, HAS 2012-2013, HAS 2016)
Préparation pré-opératoire optimale, gestion de la douleur, mobilisation précoce, réduction du stress chirurgical, surveillance post-opératoire, gestion hydrique et nutritionnelle, plan de sortie structuré, approche pluridisciplinaire, soutien psychologique.
Mettre en place une surveillance adaptée à domicile
Contrôle de la douleur, contrôle des médicaments prescrits et observance, surveillance des signes vitaux, prévention des infections, reconnaissance des signes cliniques de complications.
Clarifier et renforcer le rôle de l'infirmier dans le cadre de la RAAC
Prise en charge du patient à sa sortie d'hôpital, informations et conseils délivrés, vérification de la compréhension et du respect des consignes, surveillance des paramètres prescrits, fiche de suivi, recours à une équipe médicale en cas d'anomalie. Avenant 6 de la Convention Nationale.
Définir l'importance de la coordination et de la traçabilité dans le suivi des soins
Acteurs impliqués dans la RAAC, travail d'équipe pluriprofessionnelle, fonctionnement transversal, rôle de chaque membre, chemin clinique et/ou protocoles, coordination, suivi, livret patient.
Programme DPC structuré et conforme ANDPC
8 séquences pédagogiques articulées en classe virtuelle synchrone : pré-test de positionnement, exposés interactifs, ateliers en sous-groupes (analyse de situations réelles), post-test de validation. Méthodes affirmative, interrogative et active, conformes aux recommandations HAS.
- Programme déposé et validé auprès de l'ANDPC · N° 9AKY2425018
- Animée en direct par des cliniciens en exercice
- Attestation Qualiopi à l'issue de la formation
- Prise en charge 100 % par l'ANDPC pour les IDEL éligibles
Voir le détail des séquences
- 01
Accueil des participants
· 30 min - 02
Objectifs 1 et 2 — Structure et fonctionnement de la RAAC · points clés d'un programme RAAC
· 60 min - 03
Objectif 3 — Identifier les risques post-opératoires immédiats
· 60 min - 04
Objectif 4 — Intégrer les recommandations de bonnes pratiques
· 60 min - 05
Objectif 5 — Mettre en place une surveillance adaptée à domicile
· 60 min - 06
Objectif 6 — Clarifier et renforcer le rôle de l'infirmier dans la RAAC
· 60 min - 07
Objectif 7 — Coordination et traçabilité dans le suivi des soins
· 45 min - 08
Bilan de la formation
· 45 min
RAAC : surveillance, rôle de l'infirmier et cotation
Chaque réponse est reprise de l'article 7 du titre XVI de la NGAP, dans sa version en vigueur au 1ᵉʳ septembre 2026.
Quand coter raac ?
La surveillance d'un patient en parcours RAAC se cote avec les actes de l'article 7 du titre XVI de la NGAP, créés pour les infirmiers libéraux. À une condition impérative : un protocole écrit, établi avant la sortie par le chirurgien ou l'anesthésiste. Sans ce protocole au dossier, aucune de ces cotations n'est facturable.
Les cotations principales de la RAAC
Quatre actes, chacun avec sa propre limite de facturation :
- Surveillance clinique et d'accompagnement postopératoire : AMI 3,9 par séance, trois séances au plus. La période court de J0, jour de l'arrivée du patient à son domicile, à la veille de la première consultation postopératoire avec le chirurgien lorsqu'elle est programmée avant J+6 inclus ; en l'absence de rendez-vous dans la première semaine, de J0 à J+6 inclus.
- Surveillance et/ou retrait d'un cathéter périnerveux : AMI 4,2 par séance, pour l'analgésie postopératoire. Un acte au plus par jour en présence d'un aidant à domicile, deux actes au plus en l'absence d'aidant, trois jours consécutifs au maximum.
- Surveillance de drain de Redon et/ou retrait de drain : AMI 2,8 par séance, dans la limite de deux séances à partir du retour à domicile du patient.
- Retrait de sonde urinaire : AMI 2, sans limitation de nombre propre à l'article 7. C'est le seul acte de la série qui ne comporte pas de plafond de séances.
Règles de cumul importantes
C'est là que se jouent la plupart des rejets de facturation :
- AMI 3,9 et AMI 4,2 : les séances de surveillance postopératoire et de surveillance de cathéter périnerveux ne sont pas cumulables entre elles. Le même jour, vous cotez l'une ou l'autre, jamais les deux.
- Retrait de sonde et surveillance de drain : ils peuvent être associés à une séance de surveillance postopératoire ou de cathéter périnerveux sans application de l'article 11 B des dispositions générales, donc chacun à taux plein, sans dégressivité.
- Les autres actes de la séance : ils restent soumis à l'article 11 B : le deuxième acte est noté à 50 % de son coefficient, et les actes suivant le second ne donnent pas lieu à honoraires.
- Le protocole écrit : il conditionne la facturation de toute la série. Sans protocole établi par le chirurgien ou l'anesthésiste et versé au dossier, les séances de l'article 7 ne sont pas facturables, quelle que soit la réalité des soins réalisés.
Quel est le rôle des infirmières dans la RAAC ?
Dans un parcours RAAC, l'infirmier libéral prend le relais à domicile dès le retour du patient. La NGAP définit précisément le contenu de sa séance : vérifier la compréhension des consignes de sortie, suivre les paramètres de surveillance prescrits, renseigner la fiche de suivi postopératoire et contacter l'équipe médicale en cas d'anomalie.
Ce que la séance de surveillance inclut
Les quatre éléments énumérés par l'article 7 du titre XVI de la NGAP :
- Consignes de sortie : l'infirmier vérifie la compréhension et l'observance des consignes et des prescriptions de sortie remises au patient par l'équipe chirurgicale.
- Paramètres de surveillance : il assure le suivi des paramètres prescrits, tels qu'ils figurent dans le protocole écrit établi par le chirurgien ou l'anesthésiste.
- Fiche de suivi postopératoire : il renseigne la fiche de suivi, ou tout autre support sur lequel sont collectées les données de surveillance infirmière. Cette traçabilité fait partie de l'acte.
- Alerte : en cas d'anomalie, il contacte l'équipe médicale par le vecteur prévu au protocole. C'est le quatrième et dernier élément constitutif de la séance.
Rôle de l'infirmier(ère) en RAAC
Le parcours se joue à trois temps, dont un seul est rémunéré par l'article 7 :
- En amont (préopératoire) : l'infirmier de coordination hospitalier informe le patient, explique les étapes de l'intervention et anticipe le retour à domicile. L'infirmier libéral n'intervient pas à ce stade, sauf s'il est identifié par le patient et inscrit au protocole de sortie.
- À l'hôpital (pendant le séjour) : l'équipe hospitalière favorise la mobilisation précoce, surveille la douleur et coordonne chirurgiens, anesthésistes et kinésithérapeutes. C'est pendant le séjour qu'est rédigé le protocole de suivi à domicile.
- À domicile (postopératoire) : l'infirmier libéral assure la surveillance clinique, évalue la douleur, prévient les complications et alerte l'équipe. C'est le seul temps du parcours que la NGAP rémunère par les actes de l'article 7.
Qu'est-ce que le protocole RAAC ?
La RAAC — récupération améliorée après chirurgie — est une approche de prise en charge globale qui vise à accélérer le rétablissement du patient et à réduire sa durée d'hospitalisation. Pour l'infirmier libéral, le mot « protocole » a un sens plus étroit : c'est le document écrit qui conditionne la facturation de ses actes de surveillance.
Ce que la NGAP exige du protocole
- Qui l'établit : le chirurgien et/ou l'anesthésiste, préalablement à la sortie du patient. L'infirmier libéral ne le rédige pas : il l'applique et en trace l'exécution sur la fiche de suivi.
- Pour quels patients : ceux dont l'éligibilité à une chirurgie ambulatoire ou à un parcours de réhabilitation améliorée après chirurgie dépend d'un accompagnement infirmier ponctuel pour le retour à domicile en postopératoire.
- Ce qu'il conditionne : toute la série d'actes de l'article 7. Un protocole absent du dossier rend les séances non facturables, même réalisées et même tracées : c'est une condition de forme, pas une formalité.